Postérité

Le spectateur peut appréhender la rencontre de l’objet antique avec les créations d’Antoine Pierini, pour évoquer lieu et mémoire.

Inspiré par des objets vernaculaires qu’il habille de rêve et d’histoire, l’artiste réinterprète et déstructure jarres, amphores et contenants d’argile, donnant une ampleur sculpturale à ces formes anciennes et questionnant le vestige archéologique, avec des empreintes du passé marquées dans la matière, les traces du temps sédimenté – comme les témoins d’une archive de la mémoire.

À demi enfoncées dans le sable, ou placées à l’intérieur d’une épave, l’artiste révèle ses créations à la manière d‘un archéologue qui exhume les vestiges du passé pour les faire apparaître à nos yeux.

Eric Delaval, Conservateur du Musée d’Archéologie d’Antibes.

« Aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours été fasciné par l’Antiquité. Ces témoignages des temps passés ressortent quand l’homme fait l’effort de fouiller dans ses racines. A l’image de l’archéologue cherchant dans les épaves perdues des fonds marins. Ces trésors d’histoire traduisent les voyages et les échanges entre les hommes. »

« Des images d’enfances enfouies et des souvenirs oubliés remontent à la surface. Je me souviens de ces voyages en Italie parcourant les terres Etrusques à la recherche du village de mon grand-père arrivé en France clandestinement au début du 20e siècle.

Quelques années plus tard, ma mère nous emmena en Grèce. Durant ces voyages, nous avons visités un grand nombre de musées et de sites antiques, où les ruines des temples et les vestiges en céramique me firent changer d’époque. J’ai été fasciné par ses ruines, mais aussi par la beauté et la pureté des vases crétois. »